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"Le C!nglé"
Bioshock 2.
Editeur: 2K Games
Développeur: 2K Games
Sortie: 9 Février 2010
Type: FPS
PEGI: 18+
Rappelez vous, c'était il y a 3 ans, en 2007, que le premier Opus de Bioshock sortait sur nos bécanes pour nous en mettre plein la vue. Un jeu sacré parmis les grands de part un univers et un scénario irrprochable, une gameplay relativement innovant et une utilisation plus que correcte de l'unreal engine. Et voici que son prédecesseur pointe le bout de son nez (si, du moins, les grands frères en ont un), et nous propose de replonger littéralement dans le monde magnifique de Rupture. Alors, après 3 ans de développement, que vaut cette nouvelle aventure des p'tits gars de chez 2K?
Dès le menu on prend un malin plaisir à lire "Multijoueur". C'est ce qui manquait à Bioshock, un multijoueur digne de ce nom. Je n'en parlerais pas dans cet article, non pas que l'envie m'en manque, disons plutôt que je suis un peu nerveux en multi et que je prête donc assez peu d'attention au reste... Revenons en à nos moutons, le solo ! Toujours heureux de me rendre compte que mon tas de circuits imprimés préhistoriques accepte sans aucun mal l'Unreal Engine III sans problème je décèle néanmoins un problème: dès qu'on filme une sacrée descente d'image par seconde ce qui n'arrivait pas sur Unreal Tournament III et pour une qualité des models et des textures relativement supérieur. Le savoir faire de ces messieurs de 2K serait il en train de baisser? Je ne saurais vraiment le dire mais ça n'en reste pas moins décevant. Pour le reste, le rendu élément par élément est tout à fait correct ce n'est que lorsqu'on a une vision d'ensemble de l'univers de Rapture qu'on se rend compte de la richesse graphique du jeu. En effet, Rapture va vous apparaître sous un nouveau jour puisque ce nouvel opus vous donne l'occasion de vous déplacer au fond de l'océan et non plus seulement dans les bâtiments. Autant dire que la ville prend une tout autre ampleur vue de l'extérieur. Le décor finit donc par être somptueux malgré des models parfois trop ciselés et des texures pas toujours parfaites. Je regrette par contre la gestion des lumières qui est très en dessous des possibilités de l'Unreal Engine III voire même carrément baclée.
Côté son, là encore il y a quelques déceptions. Certes, la Bande Originale est toujours aussi somptueuse et je vous engage à la réécouter en dehors du jeu mais, car il y a un mais, l'ambiance sonore elle même est désespérément vide alors qu'elle ne devrait pas. Le moindre choc, le frottement des courants tout devrait résonner dans cet cité sous-marine. Il n'y a pas non plus de bruit de moteur alors même que l'on rencontre souvent des pistons en action dans les couloirs ou des tuyaux d'évacuation et de traitement d'eau. Et ce vide, loin d'encourager l'action, perturbe l'immersion dans le jeu. On se sent moins pris par l'histoire et notre rôle de Gardien. Côté doublage par contre, les voix ont gardé toute leur saveur. Le ton est bon et le son parfait.
C'est au game-play que je compte véritablement m'arrêter, il y a là comme quelque chose de gênant. Une sorte de demi-innovation règne. Alors que Bioshock 2 avait su montrer une nouvelle voie dans le FPS, Bioshock 2 se contente lui de suivre tranquillement le chemin emprunter par son aîné. Ce n'est pas un mal me direz vous, disons qu'il aurait fallu choisir entre garder ce game-play et l'améliorer et non tenter les deux sans grand succès. Premièrement, on tente de nous faire avaler certains actions indisponibles dans le premier opus (comme prendre une petite soeur sur son épaule et la trimballer) comme quasiment révolutionnaire. Les pouvoirs ont été légèrement remis à jour mais reste globalement les mêmes quant aux armes c'est risible. On dispose en fait du même arsenal avec peut-être une nouvelle possiblité par arme et un model différent pour chacune (excepté le Lanceur de flèchette qui sert à pirater les caméras/tourelles à distance ce qui, avouons le, nous aurait fortement faciliter la tâche dans Bioshock premier du nom). Pire encore, alors que Bioshock avait bénéficier d'une jouabilité PC relativement agréable, son successeur a clairement été développé pour console. Les mouvements de la souris sont rigides et ne jouissent pas d'une grande nervosité. En clair on a l'impression de jouer sur un PS3. Je sais que je me répète mais j'aimerais qu'un de ces jours les développeurs comprennent que les joueurs PC ont le droit d'attendre un jeu doté d'une véritable jouabilité liée à la machine sur laquelle il joue et non à une bête copie d'un développement effectué sur console, surtout lorsque ledit jeu coûte au bas mot 60€.
En clair, Bioshock 2 reste un bon jeu même si les quelques tentatives de changements ont, à mon goût, lamentablement échouées. Et cette manie de toujours développer pour des consoles et de délaisser les joueurs Pc tant au niveau des graphismes (autant par la qualité visuelle que par le choix lors des réglages, oui quand on me propose des textures basses, moyennes ou élevées j'ai envie de hurler) qu'au niveau du gameplay qui en devient franchement moins agréable mais cet avertissement s'étend actuellement à tout les FPS et non à ce seul jeu. Je sais, je suis négatif mais croyez moi ou non, Bioshock vaut quand même son pesant de cacahuètes rien que pour son ambiance (visuelle) et son histoire toujours aussi tortueuse et surréaliste. Sur ce, je retourne à mes petites occupations et vous convie au prochain test, celui d'Alien Versus Predator (ou peut être de Bad Company 2).
Post Scriptum: pour ceux qui sont actuellement sur la bêta de Starcraft II vous aurez la possibilité de me retrouver sous le pseudo d'Harrivarman. Allé, ciao mes mignons !

The Saboteur.
Editeur: Electronic Arts
Développeur: Pandemic Studios
Sortie: 04 Décembre 2009
Type: GTA-Like
Qui n'a jamais rêvé de passer noël à dézinguer du nazi dans le Paris des années 40? Moi, je vous l'accorde mais ce n'est pas pour autant que j'ai craché sur le dernier né des Studios Pandemic: The Saboteur. Sortit vendredi dernier, The Saboteur vous permet d'incarner un Irlandais, rageur cela va de soi, qui hante les rues de notre capitale pour mieux la libérer. Mais qu'est ce qu'on obtient quand on mélange les gameplays de GTA et de Assassin's Creed dans l'une des périodes les plus sensible de l'Histoire?

Tout d'abord, graphiquement parlant, le jeu s'impose par son ambiance. En effet, même si la majorité des décors reste plus que correcte avec une modélisation plutôt réussie, le jeu laisse à désirer par son manque certain de détail (même s'il n'est pas facile d'obtenir un niveau de détail élevé lorsque l'on fait un jeu "libre"). Néanmoins, on se rend vite compte qu'il regorge de bonnes idées comme celle, à mon sens géniale, d'avoir coupé le "Paris libéré" du "Paris occupé" en jouant simplement sur l'absence ou non de couleur. En effet, lorsque vous vous retrouvez en zone libre, votre écran châtoie des magnifiques couleurs du vieux Paris tandis qu'en zone allemande, les couleurs disparaissent quasiment toutes (ormis le rouge, le jaune et le bleu). Résultat: une compréhension rapide et efficace de l'endroit où on se trouve et surtout, une différence d'ambiance qui renforce grandement le ressenti. Il faut aussi y ajouter les quartiers que l'on peut visiter allant des quartiers chauds aux quartiers des cabarets parisiens les plus connus (dont le Moulin Rouge), en passant par les quartiers uppés et prestigieux très apprécies par nos amis nazis.
Deuxième chose, la modélisation du vieux Paris. Là il y a un bémol, on sent une vision très américanisée de Paris. On se trouve dans des rues étroites, grossièrement pavées et aux allures de montagnes russes dans des voitures très souvent rutilantes. Mais ce n'est au fond pas si gênant puisque cette version améliorée du vieux Paris colle tout à fait à l'ambiance du jeu voire rajoute même cette petite touche de bourrinage pour les poursuites automobiles que vous ne manquerez pas de réaliser.

Côté diversité des missions, armes et véhicules. On est relativement bien servis. Les missions vont du simple assassinat à des filatures en passant par des livraisons de "colis" et autres subtilités explosives. Et comme dans n'importe quel GTA-Like il est tout à fait possible de dézinguer de l'allemand sans objectif autre que de se faire un peu d'argent. Là, par contre, petite subtilité, il faut faire très attention à ne pas tuer des civils innocents où la résistance se retournera contre vous. D'autant que vu l'arsenal à votre disposition vous avez tout à fait les moyens de vous amuser sans faire un massacre. Sans compter les nombreux véhicules disponibles allant du side-car au blindé en passant par des voitures de villes, de sports ou des camions de transports. En bref, un arsenal à disposition en ville et dans les planques qui parsement les alentours !

La rigidité du gameplay et de la conduite automobile sur Pc est, quant à elle, facilement compréhensible puisqu'on se rend compte dès les premières secondes de jeu que celui-ci a d'abord été développé pour console et non pour Pc. N'en déplaise aux développeurs, cette habitude devient vite gênante puisque nos versions deviennent de plus en plus baclées et l'immersion de moins en moins importante. Dans ce cas, The Saboteur ne fait aucunement exception à la règle puisque les sensations de jeu sont quasi-nulles.

Côté son, pas de déception au contraire, on se retrouve avec des petits airs bien sympa, des sons ambiants tout à fait corrects et, surtout, des doublages absolument incroyable. Manifestement, les développeurs on décidé de s'amuser de ce côté là puisque la nationalité du personnage influe sur son accent lorsqu'il parle anglais et, la lucidité nous y oblige, l'accent français est excécrable et nous a bien fait rire.
Côté scénario, on aurait pu avoir pire et le tout est d'ailleurs plutôt bien ficelé. Ca va faire deux fois en deux tests que j'avoue remarquer une évolution dans l'étude scénaristique et la mise en scène. Même si ça reste très jeu-vidéo on tend à se rapprocher de certaines grosses productions hollywoodienne. Peut être qu'un jour nous aurons même de vrais scénarios originaux. Enfin bref, pour le rendez vous de la fesse et du flingue on a The Saboteur et il faudra bien s'en contenter pour le moment !
En conclusion, The Saboteur est un jeu tout à fait correct même si plusieurs problèmes ont été signalés avec les cartes ATI. On notera tout de même la rigidité du gameplay et le manque de diversité dans les missions comme de sérieux handicaps au jeu, en espérant que des patchs sortiront afin de corriger ces petits défauts. The Saboteur vaut donc au moins un petit coup d'oeil si ce n'est plus, au moins pour l'ambiance génialissime. N'oublions pas tout de même de mettre en garde les plus jeunes et les pères de famille, il y a de nombreuses scènes de nues dans le jeu qui pourraient choquer les enfants, après agissez comme vous le souhaitez =).
Note: 13/20
Graphisme: 4/5
Gameplay: 2/5
Son: 4/5
Scénario: 3/5
"Le C!nglé"
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